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Malika : Mouhamed Thiam accusé d’avoir ôté la vie au petit Ahmad (3 ans) sur fond de vengeance mystique

Mouhamed Thiam est accusé d’avoir causé la mort du jeune Ahmad Seydi, âgé de trois ans, dans un contexte de conflit personnel aux relents mystiques.
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Les faits remontent à février 2019, dans le quartier Darou Salam 6, à Yeumbeul Nord. Le corps sans vie du petit Ahmad avait été retrouvé quelques jours plus tard sur la plage de Malika. Selon les éléments présentés devant la juridiction, l’accusé aurait attiré l’enfant à l’écart avant que le drame ne survienne.

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Selon les conclusions de l’enquête, le 28 février 2019, Thiam aurait attiré l’enfant dans l’arrière-boutique en profitant d’un moment de faible affluence. Il lui aurait offert un sachet de lait caillé pour gagner sa confiance avant que le drame ne se produise, l’enfant ayant ensuite perdu la vie par noyade dans des circonstances décrites par les enquêteurs. À la barre, l’accusé a contesté une partie des faits, évoquant une perte de contrôle et des troubles de mémoire. Une version mise en doute par l’accusation, qui souligne plusieurs éléments jugés concordants, notamment son comportement après les faits et sa tentative de quitter le territoire avant d’être interpellé.

Selon l’accusation, le geste serait motivé par un désir de vengeance dirigé contre le père de l’enfant, que l’accusé soupçonnait de pratiques mystiques à son encontre, notamment le dépôt de talismans devant sa boutique qu’il associait à ses migraines persistantes. À la barre, Thiam a tenté d’atténuer sa responsabilité, évoquant une perte de mémoire et un moment de confusion ; il affirme ne plus se souvenir clairement des faits. Une version qui contraste avec sa tentative de fuite vers la Mauritanie, interrompue à Rosso, avant qu’il ne finisse par se confier au responsable de son dahira.

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meurtre sapeurs pompiers
meurtre sapeurs pompiers

Pour le procureur, les preuves réunies ne laissent place à aucun doute. L’acte aurait été prémédité, comme l’indiqueraient notamment le moment choisi et les circonstances relevées par l’enquête. Le magistrat a dénoncé un crime d’une extrême gravité, commis par un homme qui bénéficiait de la confiance de la famille de la victime, décrivant un comportement froid et réfléchi. Le parquet a ainsi requis la réclusion criminelle à perpétuité. De son côté, la défense a plaidé l’altération des facultés mentales, sollicitant une lecture plus nuancée des faits et la prise en compte d’une éventuelle fragilité psychologique de l’accusé. Le verdict de la chambre criminelle est attendu le 7 avril.

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