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L’affaire des licences de pêche, attribuées par l’ancienne ministre Dr Fatou Diouf avant son limogeage, secoue le secteur halieutique. Face à la montée des critiques, le mouvement Gueum Sa Bopp réclame davantage de transparence et l’ouverture d’une enquête approfondie sur cette décision controversée.
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L’affaire des licences de pêche refait surface et s’impose au cœur du débat public. Selon plusieurs sources concordantes, un arrêté portant attribution de 111 licences aurait été signé par l’ex-ministre en charge du secteur, Dr Fatou Diouf, à la veille de son départ du gouvernement. Une décision qui alimente les critiques et ravive les préoccupations liées à la gouvernance des ressources maritimes. Au centre des interrogations, le timing de cette signature. Intervenue dans un contexte de fin de fonctions, cette décision soulève des doutes quant aux conditions d’octroi de ces autorisations.

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Pour le mouvement Gueum Sa Bopp, la délivrance simultanée d’un nombre aussi important de licences apparaît comme un acte lourd de conséquences, dans un secteur déjà fragilisé. Le domaine de la pêche, crucial pour l’économie nationale, fait face à plusieurs défis, notamment la raréfaction des ressources halieutiques, les difficultés rencontrées par les pêcheurs artisanaux et la hausse continue des prix du poisson. Dans ce contexte, l’attribution de nouvelles licences est perçue par certains acteurs comme une mesure susceptible d’accentuer les tensions. La réaction du mouvement Gueum Sa Bopp ne s’est pas fait attendre. Par la voix de sa Cellule stratégique des cadres Jambaars, le mouvement a exprimé sa « profonde indignation » face à cette situation. Ses responsables estiment que la simple publication de la liste des bénéficiaires ne saurait suffire à garantir la transparence.

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Ils appellent ainsi à une série de mesures, parmi lesquelles l’annulation conservatoire des licences, l’ouverture d’une enquête par l’Inspection générale d’État, ainsi que l’implication de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption. Une saisine de la justice est également évoquée afin de faire toute la lumière sur les responsabilités éventuelles. Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer un contrôle rigoureux des procédures d’attribution, une meilleure traçabilité des décisions administratives et une implication accrue des acteurs du secteur.

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