Dans un communiqué officiel, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) apporte des clarifications sur les motivations et les conclusions de l’atelier national consacré à la préparation d’une nouvelle politique de bourses d’études et à la révision du décret n°2014-963 du 1er août 2014 fixant les conditions d’attribution des allocations d’études dans l’enseignement supérieur .
Selon le Mesri, l’atelier participatif avait pour ambition de poser les bases d’une évaluation financière du système de bourses sur la période 2020-2025, avec une projection à l’horizon 2030. Il s’agissait également d’identifier les insuffisances du décret en vigueur afin d’envisager la révision de certaines de ses dispositions, tout en rompant avec des pratiques jugées non conformes à l’orthodoxie budgétaire, sans perdre de vue l’exigence d’une plus grande inclusivité sociale. Malgré le retrait d’une partie des étudiants dès la première journée, le MESRI affirme que les objectifs assignés à la rencontre ont été atteints. Les recommandations issues des travaux seront, précise la note, portées à l’attention des autorités compétentes.
«Aucune remise en cause des droits des étudiants»
Le ministère tient surtout à lever toute équivoque. Contrairement à certaines informations diffusées, il n’a, selon lui, «jamais été question de remettre en cause les droits des étudiants, de réduire les taux ou de supprimer des bourses». La réflexion engagée s’inscrit plutôt dans le cadre des orientations des plus hautes autorités de l’État en vue de l’élaboration d’une nouvelle politique nationale des allocations d’études.
Parmi les pistes évoquées figure la volonté de faire converger la période de paiement des allocations d’études avec celle de l’organisation effective des enseignements, afin de corriger des décalages souvent dénoncés dans le système actuel. Toutefois, le Mesri exprime sa reconnaissance à l’ensemble des parties prenantes ayant pris part à l’atelier et les invite à poursuivre les discussions autour de cette réforme sensible, au cœur des préoccupations du monde universitaire sénégalais.