Commerce : Les acteurs fixent les conditions d’une bonne « conso-confiance »

Les associations de consommateurs ont été sans langue de bois avec la ministre du commerce Assome Aminata Diatta, à l’occasion de l’ouverture des rencontres périodiques dénommées «conso-confiance». En effet, elles ont profité de cette tribune pour revenir sur les exigences qui sont consubstantielles à une relation de confiance entre elles et le ministère du commerce.

chambre-de-commerce Dakar

Rencontre périodique initiée par Le ministère du Commerce, “Conso-Confiance” est destiné à aborder avec les consommateurs la situation du marché intérieur en termes de contrôle de la qualité des produits et la règlementation sur les prix et de leur suivi. Lors de cette première édition, les associations consuméristes qui ont répondu massivement à cette rencontre ont transmis les complaintes des consommateurs qui sont nécessaires à leurs yeux pour établir une bonne relation de confiance. Ainsi, pour le président de l’Association Sénégalaise de Défense des Intérêts Communs des Consommateurs (Asdic), Djibril Ndiaye, le ministère du Commerce ne booste pas assez les associations de consommateurs. “C’est pourquoi, dans les réseaux sociaux, les activistes ont pris le dessus sur les associations de consommateurs‘’, déplore-t-il devant la ministre Assome Diatta.

A l’en croire, les services de son ministère doivent descendre à la base pour connaître davantage les doléances des consommateurs. Abondant dans le même sens, le vice-président d’Ascosen salue la création de ce cadre de concertation. Mais devant une assistance composée de plusieurs représentants d’associations de consommateurs et des membres du ministère dont le directeur du commerce intérieur, Momar Cissé pense que cette ‘’Conso-Confiance’’ ne sera efficace que si les recommandations qui vont sortir de ce cadre seront appliquées. Relevant quelques revendications de son association, il a invité la ministre du Commerce à faire afficher les prix qui sont homologués dans les boutiques. M. Cissé a fustigé aussi le fait que dans les boutiques Auchan, les emballages soient vendus aux consommateurs.

Alors que, précise-t-il, il y a sur ces emballages l’enseigne de ladite société. ‘’Il pense que c’est interdit par la loi. Dès qu’il y a l’enseigne, les emballages ne doivent pas être vendus. Pour sa part, Mme Fall de l’Association pour la Défense de l’Environnement et des Consommateurs a demandé à la ministre du Commerce de jouer son rôle de régulateur entre les consommateurs et certains prestataires .De son avis, ils ne sentent pas trop son implication dans ce domaine. Elle signale dans la foulée que la consommation n’est pas simplement alimentaire. Selon elle, ils doivent contrôler certains bijoutiers. Toujours dans ce même sillage, le secrétaire général de l’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal Ibrahima Dramé a rappelé aussi à la ministre la nécessité de promulguer la loi sur les prix et la protection des consommateurs.

Par ailleurs, le directeur du commerce intérieur Omar Diallo a révélé qu’au total, sur le marché, plus de 22 900 infractions ont été commises. Montrant aussi dans son exposé que plusieurs infractions ont été notées (3747) sur les produits périmés ainsi que sur l’exercice de commerce sans registre de commerce.

Tentant de rassurer les consommateurs, la ministre Aminata Assome Diatta a indiqué, lors de cette rencontre, que la protection des consommateurs est une des missions régaliennes de l’État. Rappelant les efforts du gouvernement concernant la protection des consommateurs, elle déclare : ‘’Le corpus juridique qui sous-tend les actions de protection du consommateur est aujourd’hui renforcé substantiellement par l’adoption de la loi sur les prix et la protection du consommateur.

’’Le président de la République a traduit, par cette réforme, toute l’importance qu’il accorde au commerce, à la consommation et à la protection du consommateur. Cette loi innove par l’adaptation de la réglementation économique à l’évolution et aux profondes mutations des pratiques commerciales et technologiques’’, renchérit-elle. Elle renforce également, d’après elle, les capacités d’intervention des associations de consommateurs en leur octroyant la faculté de participer, d’une manière dynamique, à la conduite des politiques publiques économiques. L’ancienne directrice du Commerce extérieur estime aussi que son ministère s’évertue à assurer une protection vigoureuse des consommateurs par des actions régulières de suivi des stocks et des prix, de contrôle permanent de la qualité des produits et des services et de régulation du marché intérieur.

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