Bac général 2023 : des candidats butent d'entrée sur l'épreuve de Philo !

L’examen du Baccalauréat général a démarré ce mardi 4 juillet 2023. Les candidats ont diversement apprécié l'épreuve de Philisophie qui leur a été soumis ce matin. Si les uns estiment que le sujet est abordable, beaucoup d’autres semblent avoir été pris de court. En ce qui concerne le dispositif mis en place pour le bon déroulement de l’examen, des présidents de jurys saluent les innovations apportées.

Des candidats dans une salle d'examen (image d'illustration)

Jour de vérité pour les candidats au premier diplôme universitaire. Au centre d’examen du lycée Thierno Seydou Nourou Tall de Dakar, des groupuscules se forment selon les affinités. Il est 12 passés de quelques minutes. Les candidats viennent juste de terminer la première épreuve concernant les séries littéraires et sciences humaines (L1 et L2). Les discussions vont bon train et ça débat sur les différents angles de traitement des trois sujets aux choix proposés.

Trois jeunes filles sont assises sur un des bancs publics aménagés sur la cour de l’école. Elles disent être déçu par les thèmes qui ont proposés. Parmi elle, Maty Ndiaye ne manque pas de manifester sa déception totale. La jeune candidate s’attendait à autre chose. La « surprise » sera plus grande que ses « attentes ».

« Les sujets de philosophie (première épreuve : ndlr) ont été très différents de nos attentes. En plus, il y a eu trop de spéculations sur les thèmes probables. D’ailleurs, certains mêmes ont annoncé les sujets qui seront donnés. C’est tout le contraire. Le premier sujet traite de contrat social et nous, on s’attendait à un sujet sur l’Etat ou la liberté. Le deuxième sujet, également, traite de l’art et du génie artistique. Finalement, les épreuves sont à l’opposer de ce que nous avons étudier durant l’année scolaire. Malgré tout, nous avons essayé d’écrire quelque chose », regrette Maty Ndiaye.

Assise à côté de la demoiselle Ndiaye, Aissatou Diallo est du même avis que sa camarade. Elle s’attendait plus à sujet qui traite de l’Etat : « l’essentiel est qu’on ait écrit quelque chose même si nous sommes vraiment déçus ». Les épreuves du baccalauréat général ont débuté ce mardi et se déroule à travers l’étendue du territoire national.

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Un effectif dominé par les garçons !

A l’entrée du lycée Thierno Seydou Nourou Tall se trouve le bureau du président du Jury 1787 répondant au nom de Mouhamadou Lamine Bara Samb. A l’intérieur, une table est aménagée et les surveillants à tour de rôle entrent et déposent les copies d’examens. Au fond de la pièce se trouve le président. Il nous livre les statistiques : « Il y a un seul jury de la série L2 avec un effectif de 330 candidats dont 128 garçons et 102 filles. Pour cette première journée, il y a eu 28 absences dont 13 garçons et 15 filles. Ce qui nous fait un total de 302 candidats. L’épreuve s’est déroulée normalement. On a pu démarrer à temps ».

Même constat au centre d’examen de l’Université Amadou Hampaté Ba qui regroupe les jurys 1791 et 1793. Ils sont nombreux à faire des allers et retours autour dudit centre. A l’intérieur comme à l’extérieur, ce sont de petits groupes qui s’organisent. Ces candidats viennent divers d’horizons mais aussi de divers lycées de la capitale. A l’entrée de la porte principale de l’université, nous rencontre Abdoulaye Samb.

Ce candidat libre est originaire de la ville de Tamba : « Je me suis inscrit tardivement et m’a orienté ici à Dakar. Je suis venu juste pour pouvoir obtenir le diplôme de bac. L’épreuve était abordable mais puisque la philosophie est aléatoire on ne peut que croiser les doigts. Il reste les LVIs (langues vivantes) ce soir et moi j’ai choisi l’anglais comme matière ».

Il n’y a pas que de littéraires dans ce centre. Ndeye Soukeyna Ndiaye est une candidate inscrite en serie S2. Petite de taille, foulard bien noué autourd de sa tete, elle a perdu de vue ses amis qui sont sorties avant elles. Elle semble etre stressé mais indique qu’elle gere la situation. « Nous avons démarré avec les épreuves de sciences physiques (PC). C’était moyen et abordable. La chimie était abordable. Il y avait par contre quelques questions compliquées avec la physique. C’est gérable. On était stressé tout début mais c’est passé vite et on a pu passer la première épreuve ».

Un dispositif dynamique pour une surveillance optimale

Mor Ndongo enseignant chercheur à l’Université Assane Seck de Ziguinchor est le président du Jury 1793. Trouvé dans son bureau au premier étage du bâtiment universitaire, il passe en revue les statistiques du centre : « Dans ce jury, on trouve deux séries : L1 et L2. Pour la L1, nous avons 75 candidats dont 1 absent. Pour la L2, on est 361 candidats avec 5 absences notées. Le taux d’absences n’est pas trop élève dans l’ensemble du jury. Nous avons pu démarrer à temps et l’examen se déroule normalement ». Selon lui, un dispositif est en place avec la présence « des forces de l’ordre et tout ce qui accompagne le bon déroulement des épreuves ».

Des efforts des autorités qui ont été bien accueilli et apprecié par les differents president. Mouhamadou Lamine Bara Samb, président du Jury 1787 du centre d’examen Thierno Seydou Nourou Tall est revenu sur les principales innovations : « Cette année, exceptionnellement, l’office du bac nous a facilité la tâche. On nous a donné des coordonnateurs de surveillance. Ils viennent de l’IA (Inspection académique). L’autre innovation majeure est que dans chaque salle d’examen, nous avons un responsable qui est le relais entre les surveillants et les membres du jury. Nous avons vu l’efficacité de ce dispositif ».

Quelque cent cinquante-cinq mille cent neuf (155109) candidats sont inscrits à l’examen du baccalauréat 2023, soit une hausse de 4184 candidats par rapport à 2022, a appris l’APS de source officielle. L’examen du bac démarre mardi sur l’ensemble du territoire national. Le nombre de filles est 88467, soit 57,04% des effectifs. Le pourcentage de candidats issus du public est de 52.89% et celui des candidats individuels de 16,49%, indique l’Office du Baccalauréat sur son site Internet.

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