Après le Quai d'Orsay, Branco poursuivi par son ex-salariée

Selon Libération France, une ex-salariée du cabinet de l'avocat Juan Branco a déposé une plainte contre l'avocat de Ousmane Sonko au pénal et aux prud’hommes.

Me Juan Branco

Alors qu’une plainte pour «chantage» de Juan Branco contre une de ses ex-salariées a été classée sans suite, celle-ci le poursuit à son tour au pénal et aux prud’hommes, l’accusant notamment de maltraitance au travail. Avant d’être un épais dossier sur le bureau de plusieurs avocats parisiens, Eva Lecomte est d’abord, comme beaucoup de millenials en 2022, une jeune femme «en quête de sens».

En postulant à une offre d’emploi diffusée par Juan Branco, avocat controversé, activiste politique et auteur de plusieurs ouvrages appelant à l’insurrection, elle pense faire "le bon choix". Eva Lecomte accuse l'avocat de maltraitance au travail et de l’avoir surchargée de tâches indues. D'après la plaignante, "les bureaux sont domiciliés dans le grand appartement familial, rue de Rennes (Paris VIe) où la mère de l’avocat, Dolorès, a également hébergé son cabinet de psychanalyse. Clients et patients se croisent indifféremment dans les couloirs. Dans sa chambre d’enfant sont installés ses collaborateurs : principalement deux étudiantes de Sciences-Po, recrutées en contrat unique d’insertion".

"Il m'a exploitée"

À l'en croire, l'avocat parisien refusait de lui fournir un contrat de travail écrit. Tout au début, ses missions étaient axées sur ces différentes tâches: "Traitement et suivi des dossiers en cours, gestion de la vie administrative au cabinet, soutien à Me Branco dans ses démarches. Mais, elle est passée à la vitesse supérieure à travers des tâches qui excèdent largement ce cadre.

" Elle doit gérer une bonne partie de la vie comptable et financière du cabinet, notamment en lien avec la banque ou des experts mandatés, traiter des séquences médiatiques avec l’Agence France-Presse, assurer (par deux fois) des rendez-vous clients alors qu’elle n’est ni avocate ni même juriste. Le tout dépassant largement le volume des 35 heures de travail fixées, sans jamais se voir payer d’heures supplémentaires".

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" J’étais tellement noyée par les tâches à réaliser et les injonctions que je n’avais jamais de pauses déjeuner. Mes soirées, mes nuits et mes week-ends étaient également régulièrement impactés, sans jamais de reconnaissances ni de remerciements", a-t-elle martelé.

La plainte que M. Branco avait déposée, visait le " chantage". Selon lui, l'ancienne salariée "qui avait accès aux archives", aux dossiers, aux messageries du cabinet, chercherait à faire pression en menaçant de divulguer des informations à la presse. Elle a été finalement classée sans suite pour ' absence d'infraction".

En somme, la plaignante a décidé de poursuivre l'avocat au conseil de prud’hommes de Paris pour obtenir la requalification de sa démission en licenciement abusif, le paiement d'heures supplémentaires ainsi que la reconnaissance et une indemnisation du préjudice subi. Pour rappel, l'avocat a été mis en examen pour viol en novembre 2021, à la suite d'une main courante déposée quelques mois plus tôt par Nissia Benghazi. La jeune femme a déclaré avoir pris, selon Libération, un antalgique à effet antidouleur avant d'avoir une relation sexuelle avec M. Branco...

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