La trypanosomose, « un frein au développement de l’élevage et de la production agricole »

La trypanosomose représente « un frein au développement de l’élevage et de la production agricole dans de nombreuses régions d’Afrique », en dépit de l’important potentiel du continent dans ce domaine, a indiqué, mercredi, le secrétaire général du ministère sénégalais de l’Élevage et des Productions animales, Ousmane Mbaye.

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« La trypanosomose constitue un frein pour le développement de l’élevage et de la production agricole dans de nombreuses régions d’Afrique qui détiennent pourtant de grands potentiels pour l’expansion de l’agriculture », a-t-il notamment dit.

Il procédait au lancement officiel du Programme de coopération technique (TCP/SN/3902), à Kaolack (centre), une cérémonie ayant coïncidé avec le démarrage des travaux d’un atelier de formation des techniciens du ministère de l’Élevage et des Productions animales sur les techniques de lutte contre les mouches tsé-tsé. Cette rencontre se poursuit jusqu’à samedi.

« Les mouches tsé-tsé affectent dix millions de kilomètres carrés et touchent trente-sept pays, principalement en Afrique. Elles sont les vecteurs cycliques des trypanosomes qui sont les agents responsables de la maladie du sommeil ou de la trypanosomose humaine africaine (THA) chez l’homme ou trypanosomose animale africaine (TAA) », a révélé Ousmane Mbaye.

Dans les pays d’Afrique subsaharienne, la TAA est l’une des maladies animales les plus importantes, avec cinquante millions d’animaux (bovins) exposés aux piqûres de mouches tsé-tsé infectieuses, a-t-il affirmé, en notant que pour arriver à contrôler cette maladie, « des campagnes de lutte régulières » contre le vecteur (la mouche tsé-tsé) et le parasite (le trypanosome) avaient été menées déroulées en vain pendant des décennies.

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Il rappelle que c’est ainsi que lors du Sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), en juillet 2000 à Lomé, au Togo, une campagne pour l’éradication de ce fléau fut lancé, laquelle a abouti à la « déclaration de la campagne panafricaine pour l’éradication de la mouche tsé-tsé » (PATTEC) dont la mission sera réalisée à travers des actions de lutte intégrées et concertées des États-membres de l’Union africaine.

Pour répondre à l’initiative de la PATTEC, le Sénégal a mis en place le Programme national de lutte contre les mouches tsé-tsé et les trypanosomoses au Sénégal par arrêté n°3139 du 22 mai 2006. Celui-ci comprend trois composantes dédiées chacune à une aire géographique : phase 1, la zone des Niayes, phase 2, le Sine-Saloum et la phase 3, la région de la Casamance.

Depuis le démarrage de la phase 1, en 2008, le projet a bénéficié des appuis techniques et financiers de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), du Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone subhumide (CIRDES), de l’Insectarium de Bobo-Dioulasso (IBD) et du Laboratoire national de l’élevage et de recherches vétérinaires (LNERV) du Sénégal.

« Eu égard aux résultats plus que satisfaisants enregistrés dans la zone des Niayes ces deux dernières années, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) a décidé d’accompagner le ministère de l’Élevage et des Productions animales dans l’extension du Programme national de lutte contre les mouches tsé-tsé et les trypanosomoses au Sénégal avec le démarrage de la phase 2 dans le Sine-Saloum, à travers la signature d’un programme de coopération technique », a dit Mbaye.

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