Présidentielle 2024 : Qui sont les 15 candidats déjà déclarés ?

Une femme et 14 hommes. Ce sont, pour le moment, les candidats déclarés pour se présenter à la Présidentielle fixée au 24 février 2024. On vous dresse leurs portraits.

 Sénégal : Candidats Présidentielle 2024 | Pulse

Quinze personnes, dont une femme, ont déclaré leur candidature à l'élection présidentielle qui aura lieu le dimanche 24 février 2024. Le Président Macky Sall ne s’est pas encore déclaré candidat à sa propre succession, à un an du scrutin. On vous propose de découvrir ou redécouvrir les annonces de candidature de chacun d’entre eux.

1 - Khalifa Sall, au nom de la réunification socialiste

Khalifa Sall, le président de la coalition "Taxawu Sénégal", a annoncé sa candidature pour la présidentielle de février 2024 au mois de décembre 2022. Il a décliné sa feuille de route et se voit vainqueur devant n’importe quel adversaire. Ecarté de la Présidentielle de 2019 par la justice sénégalaise dans l'affaire dite de la Caisse d'avance de la Mairie de Dakar à l'issue de laquelle il a été condamné à 5 ans de prison, le 30 mars 2018, son éligibilité pose problème, si on se réfère aux dispositions du Code électoral.

Dans le nouveau Code électoral, l’article L29 dit : « Ne doivent pas être inscrits sur les listes électorales les individus condamnés pour crime, ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou avec sursis d’une durée supérieure à un mois, assortie ou non d’une amende, pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement… ceux condamnés à plus de trois (03) mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six (6) mois avec sursis, pour un délit autre que ceux énumérés au deuxièmement ci-dessus sous réserve des dispositions de l’article L28 ». Donc le cas Khalifa Sall entre dans ce cadre. Et l’article L30 dit « Ne doivent pas être inscrits sur une liste électorale pendant un délai de 5 ans, à compter de la date à laquelle la condamnation est devenue définitive, les condamnés pour un délit visé à l’article L29. » À moins qu’il ne bénéficie d’une amnistie.

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2 - Mor Faye, le dissident socialiste !

Ancien lieutenant du défunt secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, natif de Tassette (Commune du département de Thiès), Mor Faye a été le premier socialiste à déclarer sa candidature pour la Présidentielle de 2024. Il considère Khalifa Sall comme faisant partie du passé du parti de Senghor et Diouf. Il fait partie des socialistes authentiques qui avaient, tout juste après l’alternance, en 2000, accompagné le président Ousmane Tanor Dieng. Des jeunes à qui, souligne Mor Faye, « on a vendu "La Reconquête du pouvoir", tout juste après l’alternance. Qui croient à une seule idéologie, le socialisme, et qui, alors que le PS venait de perdre le pouvoir, avaient plus que jamais cru à la reconquête du pouvoir ». A ce moment, ils étaient des étudiants et sont, aujourd’hui, 20 ans après, devenus de très hauts cadres, à qui on a vendu le slogan « Reconquête » et qui sont restés socialistes.

3 - Ousmane Sonko, le candidat de l’incertitude

Candidat malheureux, classé troisième lors de l’élection présidentielle de 2019, Ousmane Sonko a officiellement annoncé, au cours d’une conférence de presse tenue le jeudi 17 août dernier, sa décision de briguer à nouveau la magistrature suprême en 2024. Cependant, il faut préciser que cette déclaration de candidature du maire de Ziguinchor est encore loin d’être un acquis. Et pour cause, l’acceptation de sa candidature est sujette à la controversée « affaire Adji Sarr » suspendue comme une épée de Damoclès sur sa tête. Tout comme son procès avec Mame Mbaye Niang.

4 - Malick Gakou s’autoproclame 5e Président

Le leader du Grand Parti a aussi fait sa déclaration de candidature et s’est autoproclamé 5e président du Sénégal. Selon El Hadj Malick Gakou, le Sénégal est à la croisée des chemins et les "échecs" des politiques publiques du président Macky Sall et de son gouvernement sont là. La traduction la plus efficiente du succès des politiques économiques, renseigne-t-il, résulte de l'efficience de satisfaction des besoins des populations.

Cependant, selon lui, « le constat est là, le résultat et les certitudes sont là, et réaffirment sans ambages que le PSE tant chanté n'est qu'une piètre formule de vœux non accomplis et cela justifie bien évidemment la quête de conquête et de reconquête de renouveau, d'espérance pour un nouveau Sénégal ». Malick Gakou est convaincu qu'il sera le 5e président de la République du Sénégal. « Je sais que vous avez des doutes, mais je vous le dis ici, vous êtes en train d'interviewer le 5e Président du Sénégal », confiait-il aux journalistes le 20 février dernier.

5 - Babacar Diop, le Guelwar qui attend son récépissé

Candidat officiellement déclaré, Dr Babacar Diop promet de bâtir une société nouvelle. Il a tenu cette déclaration au sortir du premier congrès ordinaire du FDS/Les Guelwars, devant ses nombreux militants, venus d’un peu partout à travers le pays et vêtus aux couleurs du parti. Ainsi, pour en arriver là, le leader des Forces Démocratiques du Sénégal (FDS), qui aspire à être le président des pauvres, entend faire de son parti la première force politique du Sénégal.

6 - Déthié Fall, le candidat consensuel ?

Lors de sa déclaration pour sa candidature à l’élection présidentielle de 2024, dimanche 26 février, à son siège du PRP – Parti républicain pour le progrès, Déthié Fall a indiqué qu’élu, il sera un véritable chef d’État au-dessus des contingences politiques et partisanes. C'est son coup de génie à la veille du dépôt des listes pour les Législatives de 2022 qui a permis à l'opposition de balloter la coalition au pouvoir de sorte à lui imposer, pour la première fois dans l'histoire politique du Sénégal, une cohabitation à l'Assemblée nationale. Mais y aura-t-il un Plan qui conduise Déthié Fall et le PRP au Palais au soir du 25 février ? L'avenir nous dira.

7 - Al Hassane Niang, spécialiste de la gouvernance publique

Al Hassane Niang, un spécialiste de la gouvernance publique et des réformes institutionnelles et démocratiques. a été investi, le week-end dernier, au cours d’un congrès d’investiture dans la capitale du rail par le mouvement "Jitteul Waref". Né en 1976, il travaille, depuis une quinzaine d'années, dans l’accompagnement des Etats Acp (Afrique, Caraïbes, Pacific) dans la mise en œuvre des réformes et politiques publiques.

8 - Aminata Touré, une forte tête !

L’ex-première ministre Aminata Touré, qui s'oppose à un troisième mandat présidentiel de Macky Sall, a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2024, dimanche 1er janvier, lors de l’émission Grand Jury de la Rfm, dont elle était l'invitée. Cette décision se justifie, selon elle, par son expérience et son parcours politique. « J’ai été premier ministre. C’est une expérience importante. J’ai été au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Mon expérience internationale me permet également de percevoir dans quel dynamique, le Sénégal, arrimé à l’Afrique, doit s’engager dans des rapports plus égalitaires », s'est-elle expliquée.

9 - Me El Hadj Diouf, "l’avocat du peuple"

Le leader du Parti des travailleurs et du peuple (PTP), Me El Hadj Diouf, sera candidat pour la présidentielle de 2024. L'avocat l'a fait savoir à l'occasion d'un point de presse tenu ce jeudi 11 mars dernier. À cet effet, il alerte sur sa détermination à s'opposer contre la destruction programmée du pays par Ousmane Sonko. « Je ne laisserai point un individu dangereux installer le chaos parce que le jour où je devrais prendre le pouvoir, si le Bon Dieu le veut, je veux trouver un Sénégal bien préparé, un Sénégal sur les rails, un Sénégal en voie de développement, mais pas un Sénégal déchiqueté, malmené », avait déclaré l'avocat.

10 - Me Moussa Diop, un homme sans langue de bois

Maître Moussa Diop est prêt pour 2024. « Cette fois-ci, je ne reculerai pas, en tant que candidat à la Présidentielle 2024 ». L’ancien membre de Benno Bokk Yaakaar croit dur comme fer « être celui qui pourra faire le plus de mal à la mouvance présidentielle ». Il faut noter qu’en 2012, il avait déjà émis le souhait de se présenter à l’élection présidentielle. Sans franchir le rubicond.

11 - Doudou Sidibé, le candidat de l'empathie

Doudou Sidibé est enseignant-chercheur en sciences politiques et en sciences de gestion à ESIEE PARIS/Université Gustave. Il a été investi le week-end dernier par son parti, le Rassemblement Populaire pour le Développement (RPD). Il promet d'être un président avec de l'empathie pour le peuple sénégalais.

12 - Bougane Guèye Dany, la victime du parrainage

Le patron du Mouvement “Gueum Sa Bopp” a publié le programme qu’il compte dérouler, s’il est élu président de la République en 2024. C’est un programme de 19 points axé, entre autres, sur le civisme, des réformes, la réduction des dépenses publiques, l’éducation, la santé, la jeunesse, le sport, le cadre de vie… Mais Bougane n’a jamais passé l’étape Parrainage.

13 - Siré Sy, le candidat des "goorgorlu’’

Siré Sy sera aussi de la partie pour l’élection présidentielle de février 2024. Chroniqueur, l’enseignant-chercheur en sciences politiques a annoncé sa candidature. Siré Sy se présente comme le candidat des "goorgorlu", et défend une ligne politique qui fait du social la priorité. Il annonce, par ailleurs, une tournée nationale pour aller à la rencontre des Sénégalais, et notamment des classes laborieuses.

14 - Dr Abdourahmane Diouf, l’éloquence

Président du parti Awalé, Dr Abdourahmane Diouf sera candidat à l'élection présidentielle de 2024. Il a fait l'annonce dans son fief à Rufisque, devant ses militants et sympathisants.

15 - Cheikh Hadjibou Soumaré, le financier qui convoite le Palais

L’ancien Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré a lancé sa candidature pour la Présidentielle de 2024. A travers une déclaration rendue publique, l’ancien Premier ministre invite les Sénégalais à opter pour ce qu’il appelle le « mandat de la rectification, de la remise en ordre, de la Femme comme véritable actrice du développement ».

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