Cheikh Diallo : "le scrutin du 25 mars impose un second tour..."

"Lorsque le président sortant n’est pas candidat – et donc pas de prime au sortant – comme c’est le cas, le scrutin impose, en règle générale, un second tour, à quelques exceptions près", d’après Dr Cheikh Omar Diallo, expert en Communication et Leadership.

Cheikh Diallo journaliste

« J’ai eu le privilège de le développer dans mes publications scientifiques, suite à un monitoring d’une centaine d’élections présidentielles dans le monde. Pour faire court et simple, lorsque le président sortant n’est pas candidat – et donc pas de prime au sortant – comme c’est le cas, le scrutin impose, en règle générale, un second tour, à quelques exceptions près. D’où ‘la loi de la gravité électorale’. Dans le cas contraire, ce serait l’exception qui confirme la règle, je ferai alors amende honorable« , a-t-il soutenu.

Avant de poursuivre : « Le classement du premier tour ne sera pas très important, tout peut arriver. D’une part, rien ne sert d’être premier au premier tour, s’il y a plusieurs points à rattraper, comme ce fut le cas en 2000 entre Diouf-Wade (41% vs 31%) et entre Wade-Macky (34% vs 26%). D’autre part, être second ne garantit pas non plus la victoire finale. C’est pourquoi, il faudra de la vista : des contrats de coalitions pour une gouvernance de consensus, des reports de voix massifs et des consignes de vote claires. Ce sont-là des paramètres cruciaux pour capter les faiseurs de voix que sont : les primo-votants, les voix du PDS et celles de la grande famille libérale, sans oublier les indécis et les abstentionnistes« .

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