Procès des militants de Pastef : Yarga Sy et Cie renvoyés au 22 novembre prochain

En détention préventive depuis huit mois pour actes et manœuvres à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques, 20 sympathisants de Pastef dont Yarga Sy ont comparu hier au tribunal correctionnel de Dakar. Mais les prévenus devront prendre leur mal en patience car le dossier a été renvoyé au 22 novembre pour la comparution d’Ansou Sané.

Ousmane Sonko avec ses gardes du corps

La défense a fustigé le renvoi de l’audience. Selon Me Babacar Ndiaye, pour des questions de convenances, ces personnes ne méritent pas d’être en prison car elles ont été arrêtées pour leurs ambitions politiques. « Le Sénégal est privé de ses forces productives. Il faut leur accorder la liberté provisoire. Ils sont arrêtés arbitrairement depuis huit mois. Ils sont régulièrement domiciliés », a précisé Me Ndiaye.

Me Abdoulaye Tall informe que les prévenus ont été arrêtés le jeudi 16 mars dernier, jour d’un procès mais il n’y avait pas de manifestations. « Si cette affaire avait atterri en flagrants délits, ils allaient être purement et simplement relaxés. Ils sont arrêtés dans différents endroits. Depuis 8 mois ils sont en détention préventive. Ils auraient pu bénéficier d’un non-lieu. Je demande la liberté provisoire pour mes clients », a sollicité Me Tall.

Son confrère Me Oumar Diallo soutient que les mis en cause bénéficient de toutes les garanties de représentation en justice. Abondant dans le même sens, Me Amadou Sow indique que si on se limite aux éléments du dossier, la liberté provisoire doit leur être accordée. « Yarga Sy est un agent de l’aéroport et au moment où nous parlons, son contrat de travail existe toujours. Ce sont des gens qui existent », a-t-il précisé.

Me Amadou Aly Kane d’ajouter : « chacun de ces gens a un emploi. Il n’y a aucun risque de réitération et d’altération de la vérité. Il n’y a aucune preuve qui peut être altérée. À défaut de les juger, il faut les remettre en liberté provisoire. Celui qui ne se présentera pas sera jugé à défaut et conduit en prison », a-t-il demandé.

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Le parquet exprime son opposition. « Il y avait 20 prévenus et 19 ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel. Ils sont poursuivis pour des faits graves. Pour la bonne administration de ce dossier, le ministère public demande le rejet de cette requête et sollicite le maintien de la date du renvoi », dit-il. Finalement, le juge a rejeté la requête et renvoyé le procès au 22 novembre prochain à cause de l’absence du prévenu Ansou Sané qui n’a pas reçu une citation à comparaître.

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