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Sonko, Macky, le procès et la rue… [Opinion du Contributeur]

Le procès est acté. Une petite surprise pour tous ceux qui suivent ce dossier Ousmane Sonko-Adji Sarr.

Entre le 3 et le 8 mars 2021, de violentes manifestations ont éclaté dans plusieurs localités du Sénégal pour la libération de l'opposant au régime au pouvoir, Ousmane Sonko.

Car, ils sont nombreux à penser que la finalité était d'aller « au bout du bout », c’est-à-dire un procès qui pourrait aboutir à une condamnation qui écarterait le leader de Pastef de la présidentielle 2024. Ils ont sans nul doute pensé à Karim Wade emprisonné dans le cadre de la traque aux biens supposés mal acquis menée avec parcimonie. Ils ont aussi à l’esprit Khalifa Ababacar Sall dans la fameuse affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar. Tous les deux ont été mis « hors d’état de nuire ».

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Aujourd’hui encore, ils peinent à retrouver l’intégralité de leur liberté même s’ils ont quitté la prison par la « grâce » du président d’une République dans laquelle la justice est souvent chahutée. C’est ce qu’a sans doute compris Ousmane Sonko. Dés le début , il a pris les devants en indexant un « complot » visant à le neutraliser. Cette ligne de défense a été bien comprise par ses partisans et des Sénégalais vraiment « neutres ». Depuis près de deux ans, il ne cesse de gagner en popularité et en légitimité.

Ceux qui étaient massivement sortis dans les rues pour exiger sa libération, ont suivi leur logique aux locales 2021 faisant de lui le maire de la ville stratégique de Ziguinchor. Une troisième légitimité électorale après son mandat de député acquis en 2017, son bon score de 15 % à la présidentielle de 2019. Son influence sur les législatives du 31 juillet 2022 qui ont marqué une présence remarquable de l’opposition à l’Assemblée nationale, est évidente.

’est donc le leader populaire d’une opposition revigorée par des succès électoraux, qui a pris encore date hier dans un exercice de communication devenu classique, pour lui. Le contexte de manques, de crises multiformes, de gestion douteuse des affaires publiques, d’incertitudes liée à une troisième candidature de tous les dangers, plaident en sa faveur. Le procès aura peut-être lieu. Les procès politiques ne se gagnent pas devant les magistrats, ils se gagnent devant l’opinion, dans la rue, disait Abdoulaye Wade l’énigmatique bête politique. Il était alors président de la rue…publique.

Sonko est aujourd’hui conscient que son atout principal se trouve dans la rue qui l’a sauvé en mars 2021. Un triomphe contre lui ne peut être qu’une victoire à la Pyrrhus pour le pouvoir. Une victoire-défaite pour Macky Sall. Avec des dégâts énormes aux conséquences incommensurables.

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