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Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rejeté la demande de mise en liberté provisoire d’Assane Guèye, alias Azoura Fall. Le dossier a été renvoyé au 9 juin, date à laquelle les juges statueront sur les exceptions soulevées par la défense.
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Le dossier impliquant Assane Guèye, connu sous le nom d’Azoura Fall et militant du parti Pastef-Les Patriotes, connaît un nouveau tournant judiciaire. Ce mardi, le tribunal des flagrants délits de Dakar a décidé de maintenir le prévenu en détention, tout en renvoyant sa décision au 9 juin prochain. Placée sous mandat de dépôt depuis le 29 mai 2026 pour offense au chef de l’État, la comparution d’Assane Guèye a donné lieu à des échanges soutenus entre les avocats de la défense et le ministère public. Dès l’ouverture de l’audience, son conseil, Me Ciré Clédor Ly, a soulevé plusieurs exceptions de procédure, s’appuyant notamment sur les dispositions des articles 618 et 619 du Code de procédure pénale.

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La défense a contesté la recevabilité de l’action publique, estimant que les poursuites engagées par le procureur de la République ne respecteraient pas les conditions requises en matière d’offense au chef de l’État. Elle a également dénoncé des irrégularités dans le déroulement de l’enquête, évoquant de possibles atteintes aux droits du prévenu durant sa garde à vue. Dans ce cadre, une plainte a été introduite devant la chambre d’accusation visant le commissaire de la Division spéciale de cybersécurité. L’état de santé d’Assane Guèye a constitué un autre point central des débats. La défense a produit une ordonnance aux fins d’internement psychiatrique et invoqué les dispositions de l’article 50 du Code pénal relatives aux troubles mentaux, estimant que l’état du prévenu demeurait préoccupant malgré une certaine amélioration.

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De son côté, le ministère public a rejeté l’ensemble de ces arguments. Le procureur a soutenu que l’infraction reprochée ne relève pas du droit de la presse et que les poursuites reposent sur une base légale solide. S’agissant de la santé du prévenu, il s’est appuyé sur un rapport médical daté du 25 mars, concluant à une amélioration compatible avec un suivi ambulatoire et une reprise des activités. À l’issue des débats, le tribunal a décidé de mettre en délibéré les exceptions soulevées par la défense jusqu’au 9 juin. La demande de liberté provisoire introduite par les avocats a, quant à elle, été rejetée. Les juges ont motivé leur décision par l’existence d’un risque de trouble à l’ordre public ainsi que par des garanties jugées insuffisantes quant à la représentation du prévenu en justice. Assane Guèye reste ainsi en détention .

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