Licenciement abusif : le journaliste Bachir Fofana obtient plus de 64 millions de FCFA en justice
Le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana a obtenu gain de cause devant la justice dans l’affaire qui l’opposait à son ancien employeur, l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (AEME). Le Tribunal du travail hors classe de Dakar a reconnu le caractère abusif de son licenciement et a condamné l’agence à lui verser une indemnisation globale dépassant 64,5 millions de francs CFA. Dans le détail, cette somme comprend notamment près de 55 millions de francs CFA au titre du licenciement abusif, ainsi qu’environ 5,4 millions de francs CFA correspondant à l’indemnité compensatrice de préavis, en plus d’autres frais.
Figure bien connue du paysage médiatique sénégalais, Bachir Fofana intervient régulièrement dans la presse écrite et participe à plusieurs émissions de débats télévisés à Dakar. Les faits remontent au 1er août 2024. À cette date, le journaliste, alors directeur de la communication de l’AEME, avait été licencié sans préavis à la suite de l’installation d’une nouvelle direction générale à la tête de la structure. Pour justifier cette décision, l’employeur avait évoqué « l’insubordination ». Selon les éléments du dossier, Bachir Fofana n’avait bénéficié d’aucun délai de préavis et avait été contraint de quitter ses fonctions le jour même. Après près de deux années de procédure, la juridiction compétente a finalement donné raison au journaliste, estimant que les conditions de son licenciement ne respectaient pas les dispositions légales en vigueur.
En outre, les magistrats ont ordonné l’exécution provisoire de la décision à hauteur d’un million de francs CFA. Reste désormais à savoir si la direction de l’AEME se conformera à cette décision ou choisira d’interjeter appel dans le délai légal de quinze jours. Cette affaire relance par ailleurs les interrogations sur la gestion des ressources humaines au sein de l’agence. D’autres contentieux ont en effet opposé l’AEME à d’anciens responsables. Une ancienne directrice administrative et financière avait également contesté son licenciement devant les juridictions compétentes, une procédure toujours pendante après un appel introduit par l’agence.