Cinq fois où l'attribution du Ballon d'Or a été source de polémiques !

Le Ballon d'Or 2022 sera connu ce lundi soir. Entre Karim Benzema, grand favori, Sadio Mané et d'autres individualités impressionnantes comme Vinicius Jr, Robert Lewandowski ou encore Mo Salah, le nom du lauréat ne fera aucun débat cette année. Mais l'attribution du trophée individuel le plus convoité d'Europe a maintes fois fait jaser…

Ronaldo, Messi, Ribéry en 2013 © ICON
  • 2013 : Ribéry, "comme un vol"

"Je me voyais Ballon d’Or. Encore aujourd’hui je pense que je le méritais. Je n’ai toujours pas digéré." Ces propos de Franck Ribéry à L’Equipe datent du mois de février. Six ans après, l’actuel joueur de la Fiorentina ne comprend toujours pas pourquoi le trophée lui a échappé en 2013. Avec 23% des voix, la star du Bayern termine à la 3e place derrière Lionel Messi (24%) et Cristiano Ronaldo (27%) pour le 2e trophée personnel du Portugais. "C’était incompréhensible. J’ai gagné tous les trophées, je ne pouvais rien faire de plus. Pour moi c’est comme un vol, une injustice", lâche-t-il, écœuré, à Canal + en 2018.

Vainqueur de la Bundesliga, de la Coupe d’Allemagne et de la Ligue des champions, Ribéry, sacré meilleur joueur UEFA, paye-t-il son image écornée depuis la Coupe du monde désastreuse avec les Bleus trois ans plus tôt? On ne le saura jamais. Reste que cette année-là, si CR7 n’a rien gagné avec le Real Madrid, il a inscrit 69 buts toutes compétitions confondues. Il a surtout été l’auteur d’un fracassant quadruplé contre la Suède en barrage, envoyant le Portugal à la Coupe du monde 2014. Un exploit réalisé en plein automne, alors que les votes, alors chapeautés par la Fifa, avaient été repoussés de plusieurs jours. Ecœurant et…troublant.

  • 2010: mais où sont les champions du monde espagnols ?

Réponse: aux places d’honneur. Malgré un titre de champion du monde qui vient confirmer la suprématie du football espagnol deux ans après la victoire à l’Euro 2008, aucun joueur de la génération dorée de Roja ne remportera le Ballon d’Or. En cette année de Coupe du monde en Afrique du Sud, Andrés Iniesta, buteur en finale, est 2e (17% des voix), et Xavi, 3e (16%). Ils s’inclinent devant Lionel Messi (22%), piteusement éliminé en quarts par l’Allemagne (4-0) et même pas vainqueur de la Ligue des champions. Dans le monde du foot, c’est l’incompréhension totale. Même Messi lui-même n'en revient pas. "Je suis surpris. Tous les pronostics donnaient Xavi ou Iniesta vainqueurs."

Finaliste avec les Pays-Bas et vainqueur de la Ligue des champions avec l’Inter Milan, Wesley Sneijder n’aurait pas non plus fait tache dans le palmarès. Rappelons que pour cette élection, sélectionneurs et capitaines avaient, eux aussi, voté. Si on n’avait comptabilisé uniquement les voix des journalistes, le Batave aurait été lauréat devant Iniesta, Xavi et Messi. Lorsqu’Andres Iniesta quitta le Barça en 2018, France Football qui gère le Ballon d'Or, lui demanda "pardon". "Parmi les grandes absences dans le palmarès du Ballon d’Or, la sienne nous est douloureuse", estimait l'hebdomadaire.

  • 2006 : Pirlo, l’oublié

En cette année de Coupe du monde, Italiens et Français trustent 5 des 10 premières places au Ballon d’Or. Le trophée aurait sans doute été pour Zinédine Zidane si les Bleus l’avaient emporté et surtout si Zizou n’avait pas tout gâché avec son coup de boule fatal à Marco Materazzi. Mais passons. Le Ballon d’Or sera pour Fabio Cannavaro (173 points). L’impérial défenseur des champions du monde transféré de la Juve au Real Madrid cette année-là devance Gianluigi Buffon (124) et Thierry Henry (121). Avec seulement 17 points, Andrea Pirlo n’est que 9e derrière Ronaldinho, Zidane, Eto’o, Klose et Drogba. Pour de nombreux observateurs, c'est une aberration. La non-récompense du talent et de l'humilité.

Pirlo, métronome de l’AC Milan aux pieds magiques mais sans doute trop timide et effacé, mériterait davantage que les joueurs de la sulfureuse Vieille Dame, destituée de ses titres de championne d'Italie en 2005 et 2006 pour matchs truqués. En 2012, alors qu’il hisse la Squadra Azzura jusqu’en finale de l’Euro contre l’Espagne, sa 7e place au classement du Ballon d’Or remporté par Lionel Messi fera aussi beaucoup parler. "Pour moi, Andrea devrait remporter le Ballon d'or. Il le mérite. Il est le meilleur de tous", appuie alors son sélectionneur, Cesare Prandelli. En vain.

  • 2000: le coup de tête fatal de Zizou avec la Juve

Les coups de tête ont peut-être coûté deux Ballons d’Or à Zizou, lauréat à une seule reprise (en 1998, l'un "des plus beaux jours" de sa vie). Outre le fameux coup de boule en finale du Mondial 2006, le meneur de jeu aurait à coup sûr triomphé une 2e fois en 2000 s’il n’avait pas eu, encore une fois, les "deux fils qui se touchent" avec la Juventus, en pleine période des votes. Lors d’un match de Ligue des champions contre Hambourg, Zidane (qui revient déjà de suspension après un 1er carton rouge contre La Corogne!), donne un coup de tête au défenseur allemand, Jochen Kientz. Carton rouge. Cinq matchs de suspension. "Il m'a mis son genou dans mon dos, je me suis fait justice. Je n'aurais pas dû, je dois être exemplaire", regrette le Français.

Trop tard. Rageant d’autant qu’après un Euro 2000 étincelant marqué par une prestation XXL en demie face au Portugal, c’est Luis Figo, éliminé ce jour-là mais brillant avec le Barça puis le Real Madrid, qui lui chipe le Ballon d'Or pour 16 points. Très loin derrière, le buteur de l’AC Milan, Andrei Chevtchenko, complète le podium.

  • 1999 : Beckham, un triplé pour rien

Et pourtant il avait une belle gueule de Ballon d’Or. Si Rivaldo, champion d’Espagne avec Barça (24 buts), vainqueur de la Copa America et meilleur buteur de la compétition avec le Brésil, n’a pas volé sa victoire, David Beckham fut l’un des grands hommes de cette année 1999. Avec Manchester United, le Spice Boy a tout simplement réalisé le triplé Premier League-Cup-Ligue des champions avec, à la clé, une finale de C1 d’anthologie gagnée dans le temps additionnel face au Bayern Munich (2-1). Il n’empêche, Rivaldo a eu 65 voix de plus que lui. "J’ai marqué plus de buts", explique le gaucher de la Seleçao. Moins qu'une polémique, ce sont plutôt deux visions du football qui ont opposé les pro-Beckham et les pro-Rivaldo après le résultat des votes.

Avec Rmc Sport et Icon (photos)

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