Le conflit familial s’est désormais déplacé sur le terrain judiciaire. Mouhamed Diagne a saisi la Division des investigations criminelles (DIC) le jeudi 21 janvier, en déposant une plainte visant son père, Madiambal Diagne, et sa belle-mère, Mabintou Diaby, épouse de ce dernier. Dans sa plainte, il évoque de graves chefs d’accusation, notamment faux et usage de faux, usurpation d’identité, escroquerie, abus de confiance, détournement de fonds sociaux, blanchiment de capitaux, recel, abus de pouvoirs du gérant, gestion de fait et complicité.
Selon le plaignant, les faits reprochés s’inscrivent dans le cadre des activités de la SCI Pharaon, une société familiale. Mouhamed Diagne affirme que des actes, signatures et qualités lui auraient été attribués à son insu, notamment dans des opérations financières impliquant la société Ellipse Projects. Ces transactions figurent dans un rapport de la CENTIF, document ayant contribué à l’ouverture de procédures judiciaires. Mouhamed Diagne soutient n’avoir jamais été informé de son implication présumée dans ces opérations avant d’en subir les conséquences judiciaires.
Cité par le quotidien Libération, Mouhamed Diagne a confié aux enquêteurs qu’il avait interpellé son père au sujet de ces faits. Selon ses déclarations, Madiambal Diagne aurait cherché à le rassurer, lui expliquant qu’il s’agirait simplement d’« une erreur matérielle ». Une réponse que le plaignant juge aujourd’hui insuffisante au regard de la gravité des accusations et de leurs conséquences judiciaires. Cette « erreur matérielle », telle que rapportée par Mouhamed Diagne, aurait pourtant conduit à son placement sous mandat de dépôt, ainsi qu’à celui de son frère Serigne Saliou Diagne, de leur belle-mère Mabintou Diaby, et de Serigne Omar Mbaye, présenté comme un proche de Madiambal Diagne. Par la suite, tous ont bénéficié d’une liberté provisoire sous contrôle judiciaire, assortie du port du bracelet électronique, à l’exception de Madiambal Diagne.