Le député et leader de Pastef est convoqué à la Section de recherches de Colobane à 10 heures, ce lundi. Une plainte est déposée contre le député pour viol et menaces de mort. Pour sa part, Sonko avait dénoncé une énième "tentative liquidation politique" dans un post sur sa page Facebook.

Son accusatrice : une masseuse âgée de 21 ans. Dans sa déposition, Adji Sarr, ex-employée du salon de massage Sweet Beauté, sis à Sacré-Coeur raconte avoir plusieurs fois été abusée par Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle de 2019, sous la menace d’une arme à feu. « Monsieur Ousmane Sonko se présente régulièrement en qualité de client pour des séances de massage mais à la fin il exige toujours des faveurs sexuelles. Devant mon refus d’assouvir ses pulsions, il m’a un jour étranglée et contrainte à avoir des rapports sexuels avec lui. Confuse et prise de honte, j’ai voulu garder le silence sur cet acte mortifiant, en espérant que cela ne se reproduise pas », accuse la jeune femme.

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, l’opposant évoque une tentative de liquidation politique avant la présidentielle de 2024. A l’en croire, après Khalifa Sall, Karim Wade, c’est son tour. « Chers amis, militants et sympathisants, soyez rassurés que je n’ai rien à voir avec ces mensonges crapuleux », a-t-il déclaré.

Dans cette même affaire de mœurs, la propriétaire du salon de massage "Sweet Beauté Massage’’, N. K. Ndiaye, est placée en garde-à-vue pour des faits d’incitation à la débauche et diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs.

Les répercussions de cette affaire, qui pourraient lui coûter cher, seraient également susceptibles de reconfigurer le paysage de l’opposition du pays.