Affaire Marine Le Pen : Hadjibou Soumaré face au juge, ce mercredi

Nouveau rebondissement dans l’affaire du don de « 12 millions d’euros, soit 7,9 milliards de FCFA » pour laquelle Hadjibou Soumaré a été placé en garde à vue.

Hadjibou Soumaré © Badji Seneplus

L’affaire des 7,9 milliards FCFA pour laquelle Cheikh Hadjibou Soumaré du nom de l’ancien Premier ministre du Sénégal a été placé sous contrôle judiciaire au mois de mars dernier connait un nouveau développement. Selon sa cellule de communication, il est convoqué, ce mercredi 11 juin, devant le juge du troisième cabinet d’instruction du tribunal de Dakar.

Selon la même source, c’est dans le cadre de l’enquête relative aux allégations qu’il avait faites à travers une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat, Macky Sall, interpellant ce dernier sur un supposé versement d’un montant de 7,9 milliards F Cfa en faveur de la Française Marine Le Pen. L’on nous signale que Cheikh Adjibou Soumaré compte faire "une importante déclaration" au terme de ce face-à-face avec le juge d’instruction.

L’ancien Premier ministre Cheikh Adjibou Soumaré a été placé en garde à vue à Dakar, après avoir demandé au président Macky Sall s’il avait participé au financement présumé d’une figure politique française, a-t-on appris auprès de son avocat.

Dans une lettre reprise par les médias, il questionne le chef de l’État sur un don de « 12 millions d’euros, soit 7,9 milliards de FCFA » à une « personnalité politique française » dont le parti se distingue « par la haine et le rejet de l’autre », sans citer de nom. Il demande également au dirigeant sénégalais s’il est « dans la logique du report » de l’élection présidentielle de 2024.

« Insinuations »

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Le gouvernement avait démenti tout don financier en faveur de Marine Le Pen, figure du Rassemblement national reçue le 18 janvier par Macky Sall à Dakar, en la citant nommément dans un communiqué publié mardi. Il « rejette et condamne fermement de telles insinuations, lâches et sans fondement », selon ce communiqué.

Des opposants au président sénégalais et des défenseurs des droits dénoncent un recul des libertés accru à l’approche de la présidentielle de février 2024, avec multiplication des arrestations, interdiction des manifestations, mesures coercitives contre la presse et instrumentalisation de la justice.

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