Chauffeur du bus Tata tué sur la VDN3 : nouvelles révélations effarantes

Un chauffeur d'un bus Tata de la ligne 37 a été tué sur la Vdn3, dans la nuit du samedi 09 au dimanche 10 mars 2024. Le film de l'horreur.

Bus tataa

Rebondissement dans l'attaque à main armée de la ligne 37 dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 mars 2024 à Malika plage, dans laquelle le chauffeur Mahécor Ndiaye a été tué. La victime en question est mariée et père de 3 enfants. Ayant succombé à ses blessures à l'hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye où il a été admis après l'agression, il a été inhumé hier lundi 11 mars dans son village natal de Diakhao Sine.

Astou Dieng, la receveuse du bus, contactée, est revenue sur l'horreur qu'elle a vécue la nuit du drame. "Il était 20h passées lorsque les assaillants ont pris d'assaut le bus. Quand j'ai crié, Mahécor est venu voir ce qui se passait. Malheureusement, ils lui ont asséné des coups de machette à la jambe droite. C'est à cause du pantalon qu'il portait et du sang qui coulait que je n'arrivais pas à voir les autres blessures. La nuit de l'agression, rapporte Les Echos, tous les taximen que j'ai eu à arrêter ont pris peur et sont partis en trombe lorsque je les ai arrêtés pour leur demander de l'aide en leur signifiant que nous étions agressés", a-t-elle confié avec une voix tremblante.

Elle poursuit : "mais, nous avons réussi à embarquer dans un taxi qui nous a conduits à l'hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye où la victime a été admise. C'est après ça que le taximan m'a déposé au commissariat de Malika plage où j'ai fait ma déposition. Je suis retournée à l'hôpital le lendemain, mais je n'ai pas réussi à voir Mahécor. C’est aux environs de 8h qu’ qu'on nous a annoncé son décès".

«Ils ont emporté 30.000, ma pièce d'identité, la machine à tickets et mes 3 badges» Sur le mal qui lui a été fait, Astou Dieng dit que les agresseurs ne l’ont pas touchée. "J'étais tout simplement sous le choc, mais je n'ai pas eu de blessures. Les agresseurs m'avaient juste tenu en respect avec des couteaux et machette qu'ils détenaient pour me demander la sacoche. Celle-ci contenait une somme de 30.000 F, ma pièce d'identité, la machine à tickets et 3 différents badges qui m'appartenaient", a détaillé Astou Dieng.

Pour rappel, ce bus de transport urbain a été pris d'assaut par des assaillants sur la Vdn 3, alors que le conducteur Mahécor Ndiaye était descendu pour aller se soulager dans les buissons. Ayant trouvé seule la receveuse Astou Dieng dans le véhicule, les malfrats l'ont sommée de leur donner la sacoche qui contenait l'argent. C'est en ce moment-là qu'elle a crié pour alerter le conducteur du bus qui s'est précipité pour la rejoindre. Hélas, il a reçu des coups de machette au moment où il se bagarrait avec eux pour éviter que l'argent ne soit emporté. C'est à la suite de ces blessures qu'il est décédé.

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