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Décès de Abdoulaye Bâ : le commissaire du Point-E et de hauts gradés de la Police relevés

Suite aux tensions à l’Ucad qui ont abouti à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé a relevé les responsables du commandement des éléments sur le terrain.
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Les premières sanctions tombent dans l’affaire de la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, a relevé de leurs fonctions les responsables du commandement des hommes sur le terrain. Mouhamadou Bamba Cissé avait reconnu ‘’des actes de violence” de part et d’autre, aussi bien du côté des étudiants que du côté des forces de l’ordre. «Certains de ces actes de violence émanaient des forces de défense et de sécurité. On ne peut les cautionner. Cette enquête ira jusqu’à son terme, et des sanctions seront prises. Nous ne tremblerons pas lorsqu’il s’agira de distribuer des sanctions, lorsque nous estimerons qu’il y a eu des faits qui procèdent de dépassement du simple rétablissement de l’ordre public», disait-il.

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Le commissaire du Point E relevé de ses fonctions

Selon des sources de L’Observateur, le 10 février, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a saisi par une lettre, l’inspection des services de sécurité de la police nationale, pour une enquête sur des cas de brutalité policière à l’Ucad. Il a pris hier mardi, une note relevant les responsables du commandement des hommes sur le terrain. Le commandant de la compagnie d’intervention à haut risque, le commandant du groupement opérationnel de Dakar, le commandant de la 4e compagnie du groupement opérationnel de Thiès ainsi qu’un adjudant et un lieutenant de police ont tous été relevés de leurs fonctions.

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D’autres sanctions vont suivre au terme de l’enquête

Parallèlement, le commissaire du Point E a aussi été relevé de ses fonctions, par un arrêté ministériel. «C’est une première en matière de bavures policières», souffle-t-on. D’autres sanctions vont certainement suivre au terme de l’enquête puisque le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique estimait toujours lors de la conférence de presse du gouvernement que s’il est vrai que l’Etat est certes ”dépositaire de cette violence légitime”, elle doit être ”calculée, équilibrée et nécessaire. (…) On ne peut pas aller au-delà pour commettre des choses qui relèvent, à la limite, de l’infraction pénale. En tant qu’autorité supérieure [des forces de l’ordre], ce sont des actes que je ne peux pas cautionner, parce que ni conformes à mon parcours ni à mes principes».

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