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Parcelles Assainies : un laveur de voitures poursuivi pour tentative d’assassinat sur sa belle-sœur

Jugé devant la Chambre criminelle, un laveur de voitures de 44 ans comparaît pour une tentative d’assassinat survenue en avril 2021 aux Parcelles Assainies. Déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence, l’accusé présente un profil inquiétant, tandis que la question de son état mental s’impose au cœur des débats judiciaires.
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Le procès de M. Camara s’est ouvert ce mardi 3 février devant la Chambre criminelle. Âgé de 44 ans et exerçant comme laveur de voitures, l’homme est poursuivi pour avoir tenté de donner la mort à sa belle-sœur, A. Tall, dans le quartier des Parcelles Assainies. Son parcours judiciaire pèse lourd dans l’instruction : il a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des faits de violences, notamment en 2005, 2007, 2008 et 2016.

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Selon les éléments présentés à l’audience, rapportés par L’Observateur, l’accusé a reconnu avoir porté plusieurs coups à la victime à l’aide d’une arme blanche, la blessant au niveau de la clavicule et de l’abdomen. Pour expliquer son geste, il a évoqué un sentiment de « vengeance », affirmant avoir été expulsé du domicile familial peu avant les faits. La victime, entendue par la Cour, a livré un témoignage particulièrement éprouvant. Elle a expliqué avoir été interceptée par son beau-frère alors qu’elle se rendait à l’hôpital pour faire soigner son fils, agressé quelques heures plus tôt par le même individu.

Le parquet a insisté sur la persistance de l’attaque, estimant que l’accusé avait fait preuve d’une détermination traduisant une intention claire de tuer. Au fil des échanges, le profil psychologique de M. Camara a suscité de vives interrogations. L’accusé a tenu des propos jugés incohérents, allant jusqu’à accuser sa belle-sœur d’être responsable de décès survenus dans sa propre famille. Interpellé par le président de la Cour, il a reconnu avoir été interné par le passé à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. Face à ces éléments, la défense a sollicité une expertise psychiatrique afin de déterminer si l’accusé disposait de toutes ses facultés mentales au moment des faits.

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Une demande accueillie favorablement par le parquet, malgré une réquisition de 15 ans de réclusion criminelle, le procureur estimant que seule une telle expertise permettrait d’éclairer définitivement la justice. La Cour a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue pour le 3 mars prochain.

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